Pourquoi choisir une assurance de prêt immobilier ?

assurance de prêt immobilier

Elle n’est pas obligatoire sur le plan légal, mais s’avère incontournable dans les faits : l’assurance emprunteur est une condition sine qua non pour obtenir un crédit immobilier. Les banques minimisent les risques quand elles prêtent et veulent s’assurer un filet de sûreté, en cas de défaillance de l’emprunteur. Mais comment fonctionne cette assurance et comment bien souscrire ?

Comment fonctionne l’assurance emprunteur pour un prêt immobilier ?

Avant de prendre une assurance pour un prêt immobilier, il est important de comprendre comment elle fonctionne, afin de prendre le temps de bien la choisir. Le but de cette assurance est de protéger la banque et l’emprunteur, en se substituant à lui dans le paiement des mensualités de crédit immobilier, s’il venait à ne plus y faire face.

Le souscripteur de cette assurance doit porter attention au coût des mensualités, ainsi qu’aux garanties et aux exclusions. Il doit aussi repérer quelle est la quotité prévue au contrat (soit le pourcentage de l’emprunt immobilier qu’il couvre), les frais de dossier et les conditions générales.

Les banques assortissent, en général, une offre de proposition de crédit immobilier d’une offre d’assurance emprunteur. Or, il faut savoir que rien d’oblige l’emprunteur à accepter l’assurance de la banque. Pour compenser les taux d’intérêt bas, les banques ont tendance à augmenter les taux de leur assurance emprunteur. Or, elles sont concurrencées par des assurances externes, qui prennent de moindres marges en offrant un niveau de garanties aussi satisfaisant. On parle dans ce cas de délégation d’assurance.
Depuis 2014, le TAEG (ou taux annuel effectif d’assurance global) doit être communiqué aux futurs assurés par la banque ou l’assurance, avant toute signature de contrat. Cet indicateur permet de comparer le coût des différentes assurances  de façon uniforme.

Au niveau des garanties, une assurance emprunteur couvre à 100 % contre le risque invalidité-décès, de perte totale et irréversible d’autonomie et d’invalidité permanente totale ou partielle. Cette couverture n’est plus automatique au-delà de 65 ans. Il convient donc de bien examiner les conditions d’exclusion d’une assurance concernant tout crédit immobilier (le blog https://www.immoz.info vous en dit plus sur les questionnaires de santé).

En ce qui concerne la garantie perte d’emploi, elle diffère d’une assurance à l’autre. Il convient d’être particulièrement vigilant aux délais de carence et de franchise ainsi qu’à la durée d’indemnisation.

Comment souscrire ?

Les banques remettent à l’emprunteur une fiche standardisée d’information (FSI) qui stipule les garanties qu’elles imposent pour l’octroi de l’emprunt immobilier. Elle s’accompagne du coût chiffré de leur proposition d’assurance. Le fiche standardisée est légalement obligatoire, mais n’a pas valeur contractuelle.

Les organismes d’assurance consultés parallèlement communiqueront aussi cette fiche, de manière à pouvoir permettre une comparaison. Une liste de 11 critères a été définie par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) pour baser une comparaison entre le niveau de garantie proposé par les banques et celui des assureurs extérieurs.

Néanmoins, la banque qui accorde le crédit immobilier comparera les garanties souscrites auprès d’un assureur extérieur afin de vérifier qu’il y ait bien équivalence du niveau des garanties avec le contrat qu’elle propose. C’est à elle de donner ou non, son accord sur la délégation d’assurance.

Lorsqu’une offre de crédit immobilier est acceptée et signée par un emprunteur, la banque rajoute une notice d’information au contrat de prêt. Cette notice décrit précisément les modalités d’application de l’assurance emprunteur souscrite.

À savoir : pour faire des économies, il est possible de réduire ses frais d’assurance emprunteur en cours de prêt. C’est une pratique courante lorsque l’on cherche à réduire les mensualités d’un emprunt immobilier.

Dernier conseil : optez pour un contrat qui prévoie l’irrévocabilité des garanties. Il précise que même si votre situation venait à évoluer sur le plan professionnel ou sur le plan de votre santé, vos garanties n’en souffriraient pas.